Tsundoku

Tsundoku : L’Art d’Accumuler des Livres Non Lus

Le terme japonais « tsundoku » désigne l’habitude d’acheter des livres et de les accumuler sans jamais les lire. Ce phénomène, bien qu’anodin pour certains, est souvent lié à une passion débordante pour la lecture ou à une simple impulsion d’achat. Dans cet article, nous explorerons les origines du tsundoku, ses dérivés et ses liens avec des concepts comme le syndrome de Diogène.


Qu’est-ce que le Tsundoku ?

Le mot « tsundoku » est formé de deux termes japonais :

  • « Tsun » (積ん) : signifiant « empiler ».
  • « Doku » (読) : qui signifie « lire ».

L’expression fait référence à l’action d’empiler des livres, souvent avec l’intention de les lire, mais sans jamais y parvenir. Ce comportement n’est pas rare, surtout chez les amoureux des livres, pour qui la possession d’un ouvrage procure presque autant de plaisir que sa lecture.


Les Dérivés et Variations 

Le tsundoku s’inscrit dans une série de comportements similaires liés à l’accumulation :

  1. Les bibliophiles compulsifs : Ils achètent des livres non par besoin, mais par amour du livre en tant qu’objet.
  2. Le « tsundoku numérique » : Avec l’émergence des e-books, certains accumulent des centaines de livres électroniques sans jamais les ouvrir.
  3. L’accumulation de collections spécifiques : Certains se concentrent sur des thèmes précis (livres anciens, éditions limitées), transformant l’achat en véritable quête.

Lien avec le Syndrome de Diogène

Bien que le tsundoku soit généralement inoffensif, il peut parfois s’apparenter à une forme légère du syndrome de Diogène, un trouble psychologique caractérisé par une accumulation compulsive d’objets.

Points communs :

  • Accumulation excessive : Comme dans le syndrome de Diogène, le tsundoku implique l’acquisition d’objets (ici, des livres) au-delà de ce qui est nécessaire.
  • Désordre : Les livres peuvent s’empiler dans les pièces, créant un désordre apparent.

Cependant, à la différence du syndrome de Diogène, le tsundoku ne s’accompagne généralement pas d’un détachement social ou d’une négligence personnelle. Il reste souvent une passion ou un plaisir innocent.


Comment Maîtriser le Tsundoku ?

Si vous êtes adepte du tsundoku, voici quelques conseils pour mieux gérer votre collection :

  1. Prioriser la lecture : Prenez le temps de lire les livres déjà en votre possession avant d’en acheter de nouveaux.
  2. Créer des listes : Notez les ouvrages que vous souhaitez acquérir pour éviter les achats impulsifs.
  3. Organiser vos livres : Classez vos livres par priorité ou par intérêt pour les rendre plus accessibles.
  4. Donner ou revendre : Offrez les livres que vous ne souhaitez plus lire pour réduire l’encombrement.

Un Phénomène Universel

Le tsundoku n’est pas qu’un phénomène japonais ; il est universel. Que vous soyez collectionneur passionné ou acheteur occasionnel, l’accumulation de livres non lus témoigne d’un amour pour la littérature et d’une curiosité insatiable.

Alors, si vous êtes concerné, pas d’inquiétude : votre pile de livres en attente est peut-être simplement une preuve tangible de votre soif de connaissance.


Conclusion

Le tsundoku est une pratique fascinante qui allie passion et accumulation. S’il peut rappeler, dans certains cas, le syndrome de Diogène, il reste généralement une habitude inoffensive et enrichissante. Alors, ne culpabilisez pas si votre bibliothèque déborde : chaque livre empilé représente une promesse d’évasion, même si vous ne l’avez pas encore ouverte.

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